Au plan des ressources minières, l’espace nigérien recèle plusieurs types de formations sédimentaires renfermant diverses substances minérales dont le fer, le cuivre, l’argent, l’or, le gypse, les phosphates, le pétrole et aussi des substances énergétiques comme l’uranium et le charbon que l’on trouve dans les séries de carbonifère.
L’uranium et le charbon
L’uranium et le charbon font l’objet d’une exploitation et constituent les principales ressources minières du pays. Leur importance dans l’économie nationale est grande, surtout en ce qui concerne l’uranium. La production d’uranium, qui fait du Niger le quatrième producteur mondial, s’était fortement accrue dans la période de 1975 à 1981 où elle a atteint son niveau le plus élevé. Ces ressources sont localisées dans l’extrême nord du pays.
Pétrole
D’importants indices de pétrole ont été mis en évidence dans le bassin d’Agadem et dans le Djado. Trois permis de recherche en cours (Bilma, Ténéré et Kafra) permettent de fonder de sérieux espoirs quant à la découverte éventuelle de nappes susceptibles de déboucher sur une exploitation rentable. Toutes les recherches sont actuellement menées dans le nord du pays où les potentialités existent.
Or
Un programme systématique d’exploration de l’or a été mis en œuvre dans le cadre de concessions à travers l’ensemble du Liptako et auquel de nombreuses compagnies internationales ont participé. Cependant, aucune exploitation minière de grande envergure commerciale n’est en cours actuellement et même s’il semble clair que des réserves sensibles existent dans la région du bassin du fleuve, il y a des préoccupations quant au coût d’extraction et à la relative surabondance sur le marché mondial actuel qui maintient les prix à de très bas niveaux.
Phosphates
Les réserves de Phosphates sont situées à 190 km au Sud-Est de Niamey, entre le Parc National du W et la Réserve de Tamou, et sont potentiellement les plus importantes en Afrique de l’Ouest. Près de 1 254 millions tonnes de réserves de phosphate sont identifiées, dont environ 200 millions de tonnes sont reconnues contenir 23 % de P205. Ces réserves ont fait l’objet de nombreuses études de faisabilité et autres au cours des 70 dernières années, mais leur exploitation a été entravée par une demande locale négligeable et un accès limité aux marchés de l’exportation.
L’exploitation est aujourd’hui encore plus problématique en raison de l’emplacement délicat de ces ressources et leur impact potentiellement sévère sur les réserves naturelles, en particulier le Parc National du W. Des études détaillées de l’impact sur l’environnement seront nécessaires. Mais dans tous les cas cette exploitation est préjudiciable à l’existence du Parc et à l’ensemble des ressources naturelles de la zone.
Fer
Près de 1 215 tonnes de réserves de Fer ont été identifiées à Say, Kollo et Kirtachi. Ces réserves sont sous forme de concrétions de fer (bouletage) qui peuvent être directement réduites de manière à générer du fer à 52-54 %. La présence de P205 à une fourchette se situant entre 1,1 et 1,7 % réduit cependant la qualité du métal produit et rend l’exploitation de la ressource moins attrayante.
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